Conseil d’Orientation

Conseil d'Orientation

Le Conseil d’Orientation est une instance d’échanges, de débats et de controverses. Ceux-ci alimentent la réflexion stratégique de l’ITMD. Y sont invités tous les membres de l’association ainsi que des personnes extérieures, proches de nos idées. C’est un lieu ouvert, chaque adhérent pouvant y inviter des personnes souhaitant contribuer à la réflexion de l’association. Il est présidé par Yves Clot, professeur émérite du CNAM.

Chaque Conseil d’orientation de l’Itmd est un fort moment de rencontres réunissant des responsables d’entreprise, des chercheurs, des syndicalistes, des consultants et des partenaires. A chaque fois, un débat solide se construit à partir de l’exposé d’un expert ou d’un binôme d’intervenants, et des réflexions que ces propos suscitent entre les participant(e)s du Conseil d’Orientation.

Chaque Conseil d’orientation de l’Itmd est un fort moment de rencontre entre des responsables d’entreprise, des chercheurs, des syndicalistes, des consultants et des partenaires. A chaque fois un débat solide se construit à partir de l’exposé d’un expert ou d’un binôme d’intervenants et les résonnances suscitées par ces propos chez les participant(e)s du Conseil d’Orientation.

Un clin d’œil sur les thèmes des Conseils d’orientation des deux dernières années :

« Transformation digitale et mutations du travail »      (21/03/18)

Avec Viviane Folcher, Dominique Fauconnier et Nicolas Monomakoff

« Conduire une expérimentation pour développer la qualité du travail et en évaluer les bénéfices pour les différentes parties prenantes »

Avec Hervé Dheilly, directeur d’un EHPAD à Versailles et Dominique Reignier, Kairos

Hervé Dheilly et Dominique Reignier ont partagé quelques enseignements d’un chantier expérimental mené en 2014/2015 à Versailles sur le thème du « développement de la qualité du travail » dans un EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et un SSIAD (Service de soins infirmiers à domicile) ».

« La Subordination sous l’angle du Droit »           (06/06/17)

Avec Pierre-Yves Verkindt, Professeur de Droit à l’École de Droit de la Sorbonne et Cyril Wolmark, Professeur de Droit à l’Université Paris-Nanterre.

Les évolutions du salariat conduisent à reposer au XXIème siècle une question qui a traversé les débats juridiques depuis près de 100 ans, celle de la subordination et donc de la protection des travailleurs. Les transformations de l’entreprise, de leur côté, invitent à rouvrir la discussion sur le titulaire du pouvoir. Qui est salarié ? Qui est employeur ?

« Accompagner l’innovation dans les entreprises : ce que peut produire l’intervention sur le travail »  (14/03/17)

Avec Viviane Folcher, Maître de conférences, HDR Psychologie et Ergonomie à l’Université Paris 8, administratrice de l’ITMD (collège Chercheurs).

Viviane Folcher réalise des accompagnements dédiés à l’innovation par les usages auprès d’entreprises industrielles. Elle est experte auprès des CHSCT sur les questions de conditions de travail et des risques graves et mène des études dans le champ du handicap et du maintien dans l’emploi.

« Et si la qualité du travail était au cœur de la crise et du renouveau d’Orange ? »     (8/11/16)

Avec Christian Guibert, directeur de l’Institut des Métiers d’Orange

Christian Guibert est un acteur influent et un observateur de tout premier plan de la transformation de France-Télécom / Orange depuis vingt ans. Il est convaincu, et a su convaincre que la qualité du travail était un déterminant essentiel de la crise et de la reconstruction collective de ces dix dernières années.

Il y a clairement eu un avant et un après la crise sociale de 2008. Risques Psycho-sociaux et enjeux de Qualité de Vie au Travail ont fait une entrée remarquée dans le management des ressources humaines. Mais est-on allé, dans l’analyse, à la racine même de la crise ? Que peuvent nous dire des acteurs clés d’Orange de la compréhension qu’ils ont aujourd’hui du passé, et de ce qui fait aujourd’hui avancer de nouveau les équipes ?

«  Instituer le dialogue sur la qualité du travail :  le dispositif DQT à l’usine Renault de Flins  »                 (13/06/16)

Avec Jean-Yves Bonnefond, CNAM, Psychologie du travail et clinique de l’activité.

 

En psychologie du travail, la clinique de l’activité est, depuis presque 20 ans, une méthodologie d’action pour changer le travail. Elle est d’emblée tournée vers l’action pour développer le pouvoir d’agir des professionnels sur leur milieu de travail, sur l’organisation et sur eux-mêmes. Cela passe par des dispositifs d’institution dans l’entreprise du conflit dialogique sur la qualité du travail afin de développer les ressources individuelles, collectives et organisationnelles pour améliorer la santé et la performance.

Jean-Yves Bonnefont partage ici quelques repères issus de l’expérimentation réalisée par l’équipe de psychologie du travail et clinique de l’activité du CNAM avec l’entreprise Renault à l’usine de Flins. L’intervention menée depuis 2012 présente des résultats tangibles quant aux possibilités de transformation du travail et de son organisation dans une perspective du développement conjoint de la santé et de l’efficacité. Elle montre qu’on peut instituer une controverse sociale sur le travail bien fait en faisant reculer la vieille habitude de tricher avec le réel dans les organisations.

«  La contribution des situations apprenantes et des organisations apprenantes au développement et à l’appropriation par les salariés de la qualité de leur travail »    (02/06/15)

Avec Patrick Mayen, Professeur en sciences de l’éducation et Directeur scientifique de l’Unité propre de recherche Développement Professionnel et Formation (DPF) d’AgroSup Dijon.

A quelles conditions des situations professionnelles et l’action en situation sont-elles susceptibles d’entraîner des apprentissages? Patrick Mayen expose la notion de potentiel d’apprentissage puis la manière dont on peut raisonner l’usage des situations de travail dans une perspective de formation, d’apprentissage professionnel, voire de développement.

L’observation des situations de travail est fondamentale pour la méthode en sept points de la didactique professionnelle. Le référentiel d’apprentissage est construit sur cette base. Cela suppose de regarder de très près ce que font les professionnels, ce qu’ils font vraiment, leur métier, les gestes quotidiens. Et de s’intéresser à la capacité des individus et des collectifs à générer des problèmes et à les résoudre.  Le potentiel d’apprentissage a un caractère éminemment évolutif, en fonction de la dynamique d’apprentissage et de développement individuel.