Atelier santé et travail – 6 octobre 2017

Atelier Santé et travail du 6 Octobre 2017

Dans cet atelier, les intervenants ont voulu proposer une présentation des actions de personnels de Service Interentreprises de Santé au Travail (SIST), le “nouveau” nom de la Médecine du travail. Un médecin du travail et un psychologue en santé au travail ont parlé de leur métier et de leur activité quotidienne.

Le Dr Takhi a souhaité mettre l’accent sur le nombre important de salariés faisant état de souffrance au travail qu’il rencontre quotidiennement dans son cabinet. Ce qui l’a saisi, en débutant cette nouvelle activité, ce sont les pleurs. Deux personnes pleurent en moyenne par jour sur 15 à 20 salariés vus! Au delà de ce simple constat, son travail de médecin est également d’en faire l’analyse, d’en déterminer les conditions. Même si chaque situations individuelles est bien évidement une situation unique, il a précisé les grands traits de ce qu’on appelle les facteurs de risques psychosociaux. Il a mis en avant, par dessus tout, la perte de sens au travail chez les salariés rencontrés parfois complètement démunis face à “l’absurdité” de leur métier. Une crise de sens en quelque sorte provoquant souvent une forte remise en question.

Le psychologue a quant à lui présenté un dispositif d’action collective. La constitution d’un espace de réflexion, paritaire et participatif, est l’étape princeps d’une démarche de prévention de la santé efficace. Afin de (re)donner un sens aux mots souffrance, stress, harcèlement ou violence… une sensibilisation sur la notion des Risques Psychosociaux est nécessaire. Les acteurs de santé au travail, qui composent ce groupe de travail, sont souvent démunis face à des situations de troubles aggravés (burnout, dépression, suicides) et se sentent souvent impuissants par ce sujet qui dépasse les sphères du travail. C’est justement sur ce dernier mot qu’il essayer d’axer la démarche : “parlons du travail et redonnons aux professionnels la capacité d’agir sur celui-ci”. Il insiste beaucoup sur les systèmes de régulations internes, sur les conflits inhérents au travail et qui le développent et sur les critères de la qualité du travail, sur le travail bien fait.

Enfin la question est posée sur le rôle de l’ITMD  sur cette question épineuse de la santé au travail.

Sans pouvoir donner de réponse précise, c’est un sujet qui a intéressé les participants; mais quelle action ensuite?