Côté syndicalistes

Qui sont nos partenaires syndicaux au sein du Conseil d'orientation de l'ITMD ?  

Ce qu'ils disent :

Jean-François NATON (Conseiller confédéral de la CGT) : Le travail comme enjeu de santé.

C’est le pouvoir d’agir sur son travail qui influe sur la dynamique de santé. Il n’y aura pas de transformation sociale sans transformer au préalable le travail.

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Quelques points de vue sur le travail

La responsabilité des employeurs est engagée pour qu’enfin les droits de tous pour tous soient une réalité au sein des entreprises et que partout s’intensifie le débat sur  la qualité du travail lui-même.

Parler du travail, c’est oser aborder un objet dont le travailleur est le sujet, un ensemble complexe pétri d’engagements de soumissions et de résistances, une activité mise sous pression porteuse d’exigences qui souvent contrarient ou même dénaturent ce que les travailleurs s’efforcent de mettre d’eux-mêmes dans leur travail.

Travailler ne peut se limiter à assurer ce qui est prescrit par l’échelon supérieur.

Travailler, c’est gérer une quantité de dilemmes éthiques qui ne sont pas présents dans les consignes. Travailler, c’est mobiliser ses compétences, sa sensibilité et ses valeurs pour donner forme humaine à l’activité. Travailler, c’est affirmer une responsabilité une autorité au regard de l’expertise acquise.

La qualité du contenu du travail, de son organisation, doit être approchée, en ne s’interdisant pas a priori d’évaluer la qualité des relations sociales au travail et notamment le sort réservé à la parole du travailleur sur son travail : « soigner » le travail c’est répondre tant à l’interrogation sur « le pourquoi je fais » qu’à celle du « comment je fais ».

Les drames écologiques, sanitaires comme la progression des maladies professionnelles et des accidents de travail le démontrent, ne pas écouter le travailleur pour entendre, c’est-à-dire comprendre, ce que lui seul sait du travail, c’est de fait évacuer une approche essentielle de la  qualité du travail.

Le travail est le secret de la dynamique de l’entreprise, non pas comme mode universel d’échange et de production dédié à la seule recherche du profit, mais comme « collectif dédié à l’innovation et au développement commun sur le long terme(…) fondée sur ses capacités à produire de nouvelles technologies et de nouveaux services, donc à créer, en interaction avec la société, des mondes nouveaux ». L’interrogation sur le sens, la connaissance et la reconnaissance des situations de travail est une condition de l’affirmation de cette vision d’avenir de l’entreprise. Le dernier sondage publié sur les motivations de l’engagement des salariés en témoigne.


Alain Champigneux - Administrateur salarié CFE-CGC Renault - Administrateur de l’Institut Français des Administrateurs (IFA)

A la question : pourquoi avez-vous rejoint l’ITMD, j’ai envie plutôt de donner les raisons qui m’y font rester. Bien sûr la nature même des sujets qui sont traités à l’ITMD et les orientations humaines qui les sous-tendent seraient en soi un motif suffisant pour s’inscrire.

Mais ce que j’ai vite découvert, c’est la qualité des échanges, l’ouverture d’esprit des participants, le caractère ni dogmatique ni partisan des débats.

Le travail et les vertus consubstantielles au management (selon moi), tout cela est déjà vivant au sein de l’institut même. Lorsqu’on évoque la responsabilité du management en entreprise, on cible souvent prioritairement son devoir d’exemplarité. Pour le représentant syndical que je suis, c’est un point de vue nécessaire mais restrictif pouvant entrainer la déresponsabilisation de tout autre acteur « du travail ». L’exemplarité n’est pas tout, puisque la responsabilité dans le travail est, j’en ai mieux pris conscience à l’ITMD, l’affaire de tous.


Jean-François Foucard, CFE-CGC

J’ai rejoint l’ITMD à la suite d'une proposition d’Yves Clot. En effet, nous avions eu l’occasion de travailler ensemble sur un projet et il s’avait que tout ce qui concernait le travail, la qualité au travail ainsi que les problématiques de management ne me laissaient pas indifférent, loin de là en tant que responsable CFE-CGC. De plus, comment associer dans la pratique les mots management et durable me semblait refléter le challenge d’aujourd’hui et des années à venir pour l’encadrement. Enfin, mes expériences et travaux personnels me montraient que le travail, tel que conçu/vu aujourd’hui amène à une impasse assez rapidement et nécessite une nouvelle approche pour faire face aux contingences du 21eme siècle.

Seule une refonte de son approche, de ses valeurs, de sa valorisation peut amener les salariés à s’y retrouver durablement. Pour ce faire, il m’a semblé que de discuter du travail sans tabou entre chercheurs, patrons, consultants et syndicalistes, sous la férule d’une personne comme Yves Clot pour canaliser les pensées des intervenants, ne pouvait que faire avancer le sujet sur des sentiers non conformistes …mais pragmatiques.


 

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